Elle faisait du conseil, mais facturait de l'exécution.
Le cas client d'Alexia Israël
Le point de départ
8 ans d'expérience, elle bosse bien.
Des clientes fidèles depuis des années.
Des tarifs un peu trop bas...
Un accident qui a laissé des séquelles, un client de longues dates qui la remplace par l'IA et c'est la remise en question.
Diagnostic
01Identité
Six mois plus tôt, un client de longue date l'a remplacée par l'IA. Alexia doute de sa valeur, de son expertise et même de sa légitimité.
Sa posture pro ne correspond pas à qui elle est vraiment.
Un manque de confiance qui s'invite dans ses prix, sa com et ses propositions.
02Offre
Son offre la plus experte, celle qui touche à l'expérience client, se retrouve au même niveau que le back-office. Parfois en dessous.
Facturer au temps passé, c'est vendre des heures plutôt qu'un résultat : plus elle est experte, moins ça se voit sur la facture.
Elle s'épuise à faire du conseil au prix de l'exécution.
03Communication
Sa com ne dit rien de qui elle est. Elle camoufle ses prises de position et bloque l'émotion qu'elle met pourtant au cœur de son métier.
Le lecteur reconstruit une image d'elle qu'elle ne maîtrise pas.
LES ÉTAPES
1. L'identité
J'ai plein d'outils dans ma besace et je choisis au fur et à mesure ceux qui sont les plus pertinents, parce que tout est personnalisé.
Des exos pratiques, qui la mettent en mouvement et la font vraiment avancer dans le concret.
La frise de vie
Elle retrace, à l'aide de mon support, toutes les périodes marquantes de sa vie perso (en tout cas, celles qu'elle accepte de partager, je suis pas sa psy).
Je perçois un truc : à chaque fois qu'elle s'est sentie alignée, elle avait fait confiance à sa lecture de la situation, contre l'avis de ceux qui étaient censés savoir.
Mise à jour de sa posture
Sa posture de base : celle du capitaine.
Ce n'est pas un costume à enfiler, c'est VRAIMENT elle, alors on la met en avant.
Dans certaines de ces périodes, elle a aussi reconstruit.
D'où une posture secondaire : bâtisseuse.
2. L'offre
Elle vendait déjà cette offre, mais elle n'existait nulle part sous une forme lisible.
Le problème commençait par le mot : CXD. Ça sonne comme un intitulé de poste et personne ne comprend (à commencer par ses prospects).
On a creusé pour revenir au but précis de son offre.
Ça a permis de dégager une promesse sans jargon, un post de preuve tiré d'un vrai cas (une campagne de réactivation menée pour une cliente, qui a débloqué deux contrats) et une architecture en trois briques.
Dernier chantier : le prix. Fini de tarifer à l'heure : chaque brique a son tarif.
Le parcours complet vaut plus que n'importe lequel de ses anciens forfaits mensuels.
Le back-office, qui était le cœur de son activité, devient une option de sa nouvelle offre principale et il ne sera plus facturé à l'heure.
- L'ossature validée de sa page de vente
- Les questions de son formulaire de qualification
3. La communication
Une posture claire ne sert à rien si elle ne transparaît pas dans la com.
Je lui ai proposé 3 piliers éditoriaux, qu’elle a validés.
Ma matrice tient en trois questions : de quoi je parle (le pilier), comment je le raconte (l’angle), pour obtenir quoi (la fonction stratégique).
On change une seule réponse et j’obtiens un autre post. 3 piliers, 9 angles et 5 fonctions, ça fait 135 posts possibles, sans jamais se répéter.
Pratique !
Le travail invisible
Je lui ai demandé ce qu'elle faisait pour ses clients sans jamais le facturer, elle a sorti six trucs.
Six trucs qu'on ne facture pas parce qu'on ne les voit pas.
Mon rôle a été de lui faire prendre conscience de la valeur de ce qu'elle apporte à ses clients, en dehors de l'exécution pure.
Je les ai ensuite reliées à son parcours : les arts appliqués, la pub, un père ingénieur qui lui a transmis le goût de la technique et de la débrouille. Ça donne une experte qui transforme des systèmes compliqués en trucs simples et visuels, et qui utilise la technique pour laisser plus de place à l’humain.
Et sans regard extérieur, difficile de se rendre compte de tout ça.
Pourtant, c'est ÇA qui fait sa différenciation.
Résultats
Je préviens toujours que l'exercice d'introspection remue.
Chez Alexia, ça a fait plus que remuer.
Voilà ce qu'elle m'a dit à la visio suivante, avant même qu'on commence :
« Ça m'a pas mal bougée. (…) Et du coup ça m'a permis, ce week-end, de faire un gros tri dans mon bureau, dans ma paperasse. J'ai dégagé tout ce qui était fini, pour mieux repartir. C'est symbolique : j'arrête de subir. »
Deux ans de paperasse en attente, dégagés en un week-end.
L'exercice ne portait pas sur son bureau, pourtant, il portait sur son parcours.
Elle avait peur que ralentir lui coûte des clients : c'est l'inverse qui est arrivé.
La créativité est revenue, et elle a lancé la refonte de son site.
Ralentir pour se recentrer, ça aussi c'est une stratégie.
Et sa phrase, celle qui résume tout :
"Ça m'a redonné confiance, je sais que j'y arrive, je sais exactement où je vais."
Témoignage LinkedIn
Relu et validé par Alexia
Le 13/10/2026
Tu factures ton expertise au prix de l'exécution ?
On peut arranger ça.