Aller au contenu principal
Identité et positionnement

Pourquoi c'est si difficile de parler de ce qu'on fait ?

Mis à jour le 23 juillet 2026

Un dîner de famille, un repas professionnel ou juste quelqu'un dans un couloir qui te demande ce que tu fais dans la vie.

Et là.

Ce moment où tu sais exactement ce que tu fais depuis des années, tu as des clients, des missions, des livrables, et t'arrives pas à le dire en une phrase qui tient debout.

T'entends ta propre voix qui commence à expliquer, qui se ravise, qui ajoute une couche, qui part sur un exemple.
Ton interlocuteur hoche la tête avec un sourire poli. Toi tu sens que t'as encore raté quelque chose.

Et ça, c'est un signal qui dit quelque chose d'intéressant.

 

Séparation Article Blog (6)

 

Pourquoi les mots ne viennent pas

Première explication qu'on entend toujours : "Je fais trop de choses différentes, c'est dur de résumer."

Et c'est souvent vrai, mais c'est loin d'être le problème principal.

 

En fait, la phrase qu'on cherche n'existe pas encore.

Parce qu'on n'a jamais vraiment décidé ce qu'elle devait dire.

Tu peux très bien savoir faire quelque chose et ne pas savoir comment le nommer. 

 

L'expertise, ça se construit dans l'action.
La façon de la raconter, ça se construit ailleurs.
Et cet "ailleurs", la plupart des indépendants ne l'ont jamais vraiment visité.

 

Alors on utilise des mots par défaut.

  •  Ceux qui existaient avant nous dans le métier
  • Ceux que les autres utilisent
  • Ceux qui passent sans trop de questions

Le truc avec les mots par défaut : ils décrivent une moyenne, pas TOI.

 


 

Le piège de l'étiquette héritée

À un moment, t'as choisi un mot.
Rédacteur.
Consultant.
Coach.
Formateur.

Un titre qui correspondait à peu près à ce que tu faisais, ou qui était le plus simple à comprendre dans le contexte.

Et ce mot est resté.

 

Même si depuis, ta façon de travailler a changé.
Même si ce que tes clients achètent vraiment, c'est autre chose.
Même si ce mot te met dans une case que tu quittes mentalement à chaque mission.

 

Le problème avec les étiquettes héritées : elles sont confortables pour les autres, pas pour toi. Elles permettent à ton interlocuteur de ranger ce que tu fais dans une case connue.

Mais elles ne disent rien de la façon dont tu le fais, de pourquoi tu le fais, ni de ce que ça produit vraiment.

 

Séparation Article Blog (4)

 

Ce qui se passe quand tu dois "te vendre"

Il y a quelque chose de particulier qui se passe dès qu'on passe en mode présentation : une espèce de filtre s'active.

On se demande ce qui va sonner "professionnel" et qui sera compréhensible du premier coup.

Sous ce filtre, beaucoup de choses disparaissent.

  • La vraie valeur que t'apportes à tes clients
  • La façon particulière dont tu abordes les problèmes, ce truc que tu fais systématiquement et qui change tout, et que t'as jamais mis en avant parce que ça te semblait juste normal.
  • L'angle qui est vraiment le tien, la vision, la conviction, le point de vue sur ton domaine qui fait que tes clients reviennent et que tes missions te ressemblent.

 


 

Ce que "c'est difficile à expliquer" dit vraiment

Quand quelqu'un dit que son métier est difficile à expliquer, il y a presque toujours l'une de ces trois choses en jeu.

 

→ Le positionnement n'est pas encore clarifié.

Ce qu'on décide d'incarner et pour qui.
Tant que cette décision n'est pas prise, les mots tournent en rond parce qu'ils n'ont rien de solide à décrire.

Si ton positionnement freelance lui-même est dans le brouillard, c'est par là qu'il faut commencer, et c'est exactement le sujet de cet article sur le positionnement freelance.

 

→ La peur de mal se vendre. 

La peur de dire quelque chose de trop précis et de rater des opportunités, ou de paraître prétentieux en disant clairement ce qu'on vaut.

Alors on reste vague. Ça paraît plus "sûr".

Sauf qu'un message vague n'accroche personne.
La bonne personne, celle avec qui tu as vraiment envie de travailler, n'a aucune raison de se reconnaître dans un truc vague.

 

→ La façon de se présenter n'a jamais été pensée pour la bonne scène.

Un pitch réseau, un profil LinkedIn, une bio Substack, une réponse en soirée : ces 4 situations n'appellent pas les mêmes mots.

Beaucoup d'indépendants ont une seule version : trop longue pour une conversation, trop courte pour convaincre par écrit. Et ils la sortent partout.

 

Séparation Article Blog (3)

 

La vraie question derrière les mots

"Comment je me présente" est presque toujours la mauvaise question.

Qu'est-ce que je veux que les gens retiennent de moi ? Voilà ce qu'il faudrait se demander.

 

Quand tu sais à quoi doit ressembler l'image que tu laisses, les mots viennent naturellement.
Ils sont au service de quelque chose de précis.
Ils n'ont plus besoin de tout couvrir, juste de pointer dans la bonne direction.

 


 

Par où commencer si ça coince

Une seule chose à faire : écoute ce que les autres retiennent de toi.
Les mots qu'ils utilisent quand ils te recommandent à quelqu'un.
La phrase qu'ils sortent quand ils expliquent pourquoi ils ont fait appel à toi.

C'est presque toujours plus précis, plus juste et plus vendeur que ce que tu aurais écrit toi-même.

Parce que eux, ils n'ont pas le filtre.
Ils décrivent ce qu'ils ont REÇU, pas ce que tu croyais donner.

La formule que tu cherches depuis des mois est peut-être déjà dans leur bouche.

 

De là, on peut vraiment commencer à travailler ta présence éditoriale et ton profil, une fois qu'on sait ce que tu veux vraiment dire.

 

Séparation Article Blog (5)

 

Parler de ce qu'on fait, ça ne s'apprend pas.

Ça se découvre, quand on a enfin décidé ce qu'on voulait qu'on comprenne.

Fanny Lopes

Fanny Lopes

J’aide les indépendantes à clarifier leur identité, leur communication et leurs offres.

Me suivre sur LinkedIn